Contre les attaques impérialistes et contre l’Arizona, renforçons et unifions nos luttes !

Par: Équipe européenne du CORI-QI, le 11 mars 2026

La guerre lancée par les Etats-Unis et Israël est saluée par le ministre de la défense Théo Franken, pour qui cette guerre d’agression est « absolument justifiée ». Cette guerre qui nous est vendue au nom de « la démocratie » commence pourtant par l’assassinat de plus de 150 enfants.

En réalité, c’est une guerre pour le contrôle de cette région stratégique du monde qui détient d’énormes réserves de gaz et de pétrole. Tout comme au Vénézuéla, l’armée américaine assure les intérêts de ses grandes entreprises impérialistes.

Dans cette guerre, nous nous plaçons dans le camp de l’Iran pour la défaite d’Israël et des Etats-Unis, tout comme nous sommes dans le camp de la Palestine, de l’Ukraine, du Vénézuela, et cela malgré que nous ayons d’énormes divergences avec les régimes qui les dirigent. Nous sommes d’abord dans le camp des peuples opprimés contre leurs agresseurs, et personne d’autre que les peuples eux-mêmes n’a le droit de changer leurs dirigeants à leur place.

En Belgique, notre classe subit les conséquences de la politique impérialiste. Il y a bien sûr l’augmentation des prix de l’énergie qui va être répercutée sur les travailleur·euses et enrichir les compagnies pétrolières, mais il y a aussi les mesures d’austérité qui rendent notre vie de plus en plus difficile. Pour ne parler que d’une réforme, celle des pensions qui a été adoptée ces derniers jours : travailler jusqu’à 67 ans avec une carrière plus longue et des pénalités si nous voulons partir à la pension plus tôt, ce qui pénalise particulièrement les femmes. Et à l’avenir, cela va encore être pire avec l’augmentation des guerres, car le coût des budgets militaires va être répercuté sur notre dos : le gouvernement va chercher l’argent dans les services publics, en coupant dans les investissements publics, dans les politiques sociales pour les plus précaires, etc.

Tout comme les peuples et les travailleur·euses du monde entier résistent en Iran, en Palestine, au Liban, en Ukraine, et même aux Etats-Unis, nous devons continuer à nous mobiliser ici contre ce système de domination impérialiste, contre leurs guerres et contre la guerre sociale déclenchée contre notre classe. Malheureusement, nos hautes directions syndicales nous baladent de grèves isolées en manifs ponctuelles, tout cela pour espérer retourner négocier avec le gouvernement et les patrons, une fois notre colère canalisée. Mais chez nous, sur nos lieux de travail et d’étude, dans nos assemblées, notre colère ne se laissera pas canaliser ! Nous devons continuer à rester mobilisé.es en continuant à construire nos assemblées sectorielles, notamment avec les bénéficiaires de nos services, et à renforcer la coordination inter-sectorielle de nos luttes.

Car il n’y a que grâce à notre mobilisation et à l’unité entre les différentes luttes que nous pourrons obtenir des victoires, renforcer le rapport de force et faire reculer le gouvernement !

Pas d’argent pour la guerre, mais pour la sécurité sociale et

des services publics gratuits et de qualité !

Photo: source Sasan; Getty Images

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