Réintégration immédiate de Célia ! Sanctions contre les responsables de la chasse aux délégué.e.s !

Déclaration de l’équipe européenne du Courant Ouvrier Révolutionnaire International,

le 3 février 2026.

Célia, déléguée à la CGSP Enseignement a été expulsée de son organisation syndicale car c’est une militante engagée et combative qui dérange sa direction bureaucratique. Il lui a été clairement notifié que son appartenance au collectif de lutte « École en lutte » était incompatible avec son mandat de déléguée !

La répression interne de la bureaucratie syndicale n’est pas nouvelle. En 2016, la direction de la CGSP Cheminot a mené une campagne de répression contre Jordan Crœisaerdt, délégué combatif, à l’avant-garde avec ses collègues de la lutte contre le durcissement des conditions de travail et l’avancée vers la privatisation de la SNCB.

Nous n’oublierons jamais l’expulsion de l’ensemble de la délégation syndicale des Forges de Clabecq de la FGTB Métal, au milieu des années 1990, en pleine lutte contre la fermeture de l’usine. Souvenons-nous aussi de l’expulsion, en 2010, des 5 permanents du SETCa-BHV, secteur industrie. Enfin pour terminer cette liste non-exhaustive, soulignons que ce 9 janvier 2026, en plein hiver donc, la CSC a menacé des sans-papiers d’expulsion de l’un de ses bâtiments à Bruxelles, finalement un accord a été trouvé grâce à la mobilisation.

Toutes ces expulsions se font à cause des mécanismes bureaucratiques devenus la règle dans nos syndicats : on ne demande pas son avis à la base, c’est à dire aux affilié.e.s. Nous militons pour le respect de la démocratie ouvrière qui impose que seule la base décide après un débat démocratique dans des questions aussi importantes qu’une expulsion et que les décisions de l’assemblée soient souveraines.

L’expulsion de militant.es syndicaux combatifs est politique car elle a pour objectif d’empêcher l’organisation et la lutte de notre classe et, de plus, elle permet à la justice de nos ennemis, les patrons et leur gouvernement, de traîner ces délégué.es devant les tribunaux. En effet, l’expulsion du syndicat entraîne la fin de la protection juridique dont bénéficie le délégué.e.

Ainsi, objectivement, la bureaucratie syndicale joue le rôle de bras armé de la bourgeoisie dans notre classe. C’est pour cela que des comités de lutte comme École en Lutte sont aussi importants et font peur à la bureaucratie : car elle perd le contrôle sur les travailleur.euses en lutte. Et c’est ce contrôle de la bureaucratie qui transforme la force de nos luttes en mouvements inoffensifs car bien canalisés pour nos ennemis.

Ces directions bureaucratiques sont donc un obstacle à nos luttes et tant qu’elles sont à la tête de nos organisations, nous ne pouvons pas espérer gagner quoi que ce soit. Ainsi, il faudra proposer à la base de la CGSP Enseignement de débattre et décider de sanctions, pouvant aller jusqu’à l’expulsion, des dirigeants syndicaux qui ont décidés de cette expulsion en violation totale des statuts syndicaux .

Organiser la défense de la camarade Célia fait partie de la lutte pour reprendre le contrôle de nos organisations syndicales en menant une lutte interne d’opposition à la bureaucratie.

Dans certains cas d’expulsion par le passé, la mobilisation a payé et a permis la réintégration des camarades expulsé.es. Comme le dit le communiqué d’appel à la création d’un comité de soutien, il s’agit d’une bataille pour que nos organisations syndicales redeviennent combatives et démocratiques, en rupture totale avec la pratique actuelle de collaboration de classe. Nous ne pouvons pas gagner dans nos luttes si nous ne défendons pas nos combattant.es!

Concrètement nous relayons l’appel du communiqué à rejoindre le comité de soutien et à signer la pétition et nous appelons également toutes les délégations syndicales à organiser des assemblées pour voter des motions qui exigent la réintégration de la camarade ! Il est nécessaire également de faire un appel solidarité internationale pour la défendre et pour faire pression sur nos directions syndicales ainsi que tisser des liens internationaux entre travailleur.euses combattif.ives.

Lien vers la petition 

Pour plus d’info : comitesoutienceliaetdjuna@gmail.com

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