Pour une réelle grève générale, tous ensemble, jusqu’à la victoire !

Par: Groupe européen du CORI-QI, le 23 novembre 2025

Les trois jours de grève décrétés par les directions syndicales répondent à la combativité et à la grogne des travailleuses, des travailleurs et de la jeunesse face à la violence des mesures de ce gouvernement libéral et qui approfondit des mesures des précédents gouvernements, notamment prises par les socialistes. Cette véritable guerre sociale vise tant nos conditions de travail, nos pensions, l’incapacité de travail, que nos droits démocratiques. Comme en témoigne la manifestation du 14 octobre et toutes les manifestations pour la Palestine, la répression policière et les attaques contre les migrants augmentent dramatiquement. Les conséquences de ces mesures sont catastrophiques et ne vont faire que s’aggraver : augmentation de la pauvreté, des problèmes de santé et spécialement de santé mentale.

Pour contrer cela, nous n’avons pas besoin d’une grève habituelle, une soi-disant grève générale qui ne bloque pas le pays et nous démoralise. Une de ces grèves où des directions syndicales rassurent déjà les patrons, comme actuellement chez bpost, en vue du Black Friday. Nous n’avons pas besoin de jours de grève où les secteurs sont divisés : un jour les transports, un autre jour le service public, puis après un jour de grève générale.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’une vraie grève générale, une grève générale qui rassemble l’ensemble des travailleuses et des travailleurs pour réellement bloquer toute l’économie et faire mal à nos ennemis de classe. Et pas seulement un jour. Les grèves et blocages doivent être reconductibles si le gouvernement ne retire pas ses mesures. Et c’est tout à fait possible, car c’est uniquement grâce à notre travail que l’économie fonctionne tous les jours et nous pouvons décider de la paralyser.

M ais, nous n’obtiendrons pas une réelle grève générale en demandant aux directions syndicales actuelles de se radicaliser. Pourquoi ? Car elles ne jouent pas dans notre camp, elles roulent pour la paix sociale voulue par le patronat et le gouvernement. En effet, si le gouvernement peut avancer si brutalement ses mesures, c’est le résultat de leur politique désastreuse de collaboration de classe au nom de laquelle ils n’ont pas organisé la résistance face aux mesures passées. Et c’est uniquement grâce à la pression de la base, y compris dans les structures syndicales, qu’ils organisent un plan d’action un peu plus audacieux. Mais ces jours de luttes ne serviront à rien si aucun changement n’a lieu dans nos organisations syndicales. Ces grèves doivent être évaluées par des assemblées de base qui puissent élire des délégués pour construire des comités de lutte ouverts à toutes et à tous pour décider de la suite du mouvement. Il est temps de se réunir et d’ouvrir une discussion sur la manière dont nous, les salariés et ouvriers de base, allons déborder leur plan de luttes minimalistes et remplacer nos dirigeants syndicaux qui s’obstinent à négocier nos défaites.

partager

d'autres articles